Bonjour
J'ai commencé à éplucher le SDAGE Seine-Normandie, dont l'enquête dure jusqu'au 18 juin prochain. Vous pouvez accéder aux documents à analyser
à ce lien.
Je vais utiliser ce fil comme une base argumentaire (enrichir les arguments proposés, recueillir les précisions et objections), comme nous l'avons fait collectivement pour promouvoir les moulins et l'autoconso dans un autre fil dédié. Je propose que les personnes concernées par ce bassin SN postent dans ce fil de discussion leurs remarques ou témoignages. Si possible, des arguments prêts à être ré-utilisés, des analyses chiffrées / datées / référencées, etc.
(J'essaierai de faire de même pour le bassin Loire-Bretagne, dans un autre fil dédié ; sur les autres bassins de la métropole, ce ne sera pas jouable pour moi mais j'invite des lecteurs à prendre ce dossier SDAGE en main sur leur propre bassin et à faire de ce Forum un lieu de référence)
Dans le "Programme de mesures" du SDAGE SN, page 36, voilà ce qu'on lit à propos des opérations de continuité.
SDAGE_Programme_Seuil.png
Mes remarques :
- malgré ses moyens humains et financiers conséquents, l'Agence de l'eau SN n'arrive à suivre en moyenne qu'une centaine de travaux sur seuils et barrages par an sur l'ensemble du bassin ;
- l'AESN admet elle-même que 750 ouvrages seulement seront suivis entre 2016 et 2021, soit de l'ordre de 120 par an ;
- or, le nombre de seuils classés L2 sur le bassin est compris entre 5000 à 7000 (chiffrage exact non encore trouvé). S'il fallait aménager ces ouvrages d'ici 2018, comme y invite le classement, il aurait fallu en traiter plus d'un millier par an, soit dix fois plus que le rythme admis comme réaliste par l'Agence de l'eau.
Voilà une démonstration du caractère irréaliste du classement 2012 et de l'urgente nécessité d'un moratoire à son exécution. Egalement une démonstration que l'AESN ne met pas les moyens proportionnés à ses orientations, donc que son SDAGE ne tient pas la route. Le préfet de bassin, qui a signé le classement 2012, ne peut pas valider en 2015 un SDAGE qui ne met pas le financement public à hauteur des obligations réglementaires précédemment créées. Sur ce premier angle, nous soumettrons à nos avocats l'opportunité de porter plainte contre le SDAGE (s'il était adopté en l'état) au motif qu'il crée une inégalité des citoyens devant les charges publiques, imposant à des propriétaires privés la totalité de la charge de travaux d'intérêt général en continuité écologique.
Vous ne pouvez pas consulter les pièces jointes insérées à ce message.