Bonjour,
Tout dépend de l'importance du cours d'eau, mais avoir au moins une vanne automatisée ou un clapet permet de dormir tranquille.
Ci-dessous extraits d'un règlement d'eau commun à 37 " USINES " du département de l'Aisne, établies sur le cours de l'Oise.
Ces " USINES ", toutes d'une puissance brute inférieure à 150 kW, sont toujours réglementées par ce droit d'eau.
Comme vous pouvez remarquer, page 24, article 46, les Usiniers sont tenus d'ouvrir complètement les vannes de décharge si le niveau de l'eau dépasse la retenue légale.
Règlement d'eau du 2 août 1852 - 01.JPG
Règlement d'eau du 2 août 1852 - 22.JPG
Règlement d'eau du 2 août 1852 - 23.JPG
Règlement d'eau du 2 août 1852 - 24.JPG
Règlement d'eau du 2 août 1852 - 25.jpg
Dispose d'autres règlements d'eau, concernant d'autres ouvrages sur des rivières différentes, qui tous imposent une ouverture complète des vannes en cas de crue.
Je connais deux installations, fondées en titre, où, à la limite, l'Usinier peut faire ce qu'il veux.
Sur l'une, la Propriétaire, têtue, forte de son fondé en titre, refusait de perdre une goutte d'eau. Suite à une première mise ne demeure, une deuxième l'année suivante lui a amené les pires ennuis.
Sur l'autre, bien que disposant d'une grande vanne motorisée mais non automatisée ayant remplacé 4 petites vannes, ayant trop attendu pour l'ouvrir, la pression de l'eau a été telle que le Propriétaire n'a pas pu la manœuvrer (crics trop faibles ? ). Je vous laisse imaginer le résultat.
Tavaux - Moulin - 6.JPG
L'Association
MFE milite pour une ouverture
"raisonnée" des vannages, considérant qu'une ouverture périodique des vannes pour assurer la libre circulation du poisson et le transit des sédiments revient bien moins cher que la création d'une passe à poissons à l'efficacité aléatoire.
Vous ne pouvez pas consulter les pièces jointes insérées à ce message.