MHEC a écrit : ↑16 févr. 2018, 01:03
B
Je ne voudrais pas faire l'Avocat du diable mais il faut bien comprendre la position de notre administration qui demande d'office au moment de la remise en service d'un moulin que la continuité écologique du cours d'eau soit assurée.
(...)
Bah, regarde les statistiques du ROE de l'Onema, les statistiques anciennes de 1921, les discussions sur ce forum des gens qui se lancent : la plupart des moulins français ont des puissances de 5 à 50 kW, pas de possibilité de rajouter 100 ou 200 kW par miracle ; les "bons" sites où l'on va tirer des centaines de kW ne courent pas les rues et sont hors de portée économique de la plupart.
Donc l'administration favorise les "gros" au détriment des petits, mais c'est partout pareil en France, on fait les normes en s'inspirant des industriels et on s'étonne ensuite que les artisans / PMI aient du mal à suivre, alors qu'il faut des capitaux et des personnels pour gérer ces normes.
Sur la continuité écologique, l'administration en a fait un dogme, ce qui est non motivé. Les ouvrages et leurs annexes ont des intérêts pour la biodiversité. Une rivière "naturelle" européenne serait une rivière fortement discontinue vers les têtes de bassin (arbres tombant un peu partout dans le lit et barrages de castors). Si les poissons d'intérêt sont présents en amont et en aval d'un seuil, aucune raison de demander des dépenses pharaoniques pour ce qui est manifestement un impact mineur.
En revanche, je comprends assez le principe des grilles, si l'on peut éviter de tuer du poisson dévalant dans la turbine c'est mieux (même si malheureusement on n'a pas de retour technique fiable pour vérifier le bilan de mortalité). Au demeurant, je suis disposé à accepter chez moi des grilles fines, surtout si l'AFB accepte de faire les tests que je lui proposerai.